23 janvier 2013

Le coeur du métier

Petite nouvelle en 5 999 signes créée pour un concours autour de la figure du détective.

Le_coeur_du_métier

 

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Jean des villes

Dernier né

Jean des villes

 

Le métro. Les entrailles de la terre pour les hurmbains. Les lumières, électriques, vaporeuses. Le bruissement des lumières. Une double rangée de rails servent de filet, les murs de chaque côté du court se renvoient les sons jusqu'à leurs dissolutions les uns dans les autres ils se confondent avec le bruit de l'air. Les pas sur le goudron, le balai, les gouttes... Brouhaha en apparence sans conséquence. Les usagers enfermés dans une bulle de silence, d'intimité. Lui aussi, comme les autres. Ni grand, ni petit. Ni brun, ni blond. Ni trop pâle, ni trop bronzé. Ni Louis le Fainéant, ni Alexandre le Grand, Jean le normal pourrait-on dire.

 

L'horloge mesure le temps, obstinée. Apparition régulière – Dieu merci – de la rame, va et vient de 5h00 à 22h00, d'Est en Ouest, du Nord au Sud. Des serpents métalliques lancés sur les rails indifférents de la normalité matinale. Le souffle artificiel des portes mécaniques qui s'ouvrent, qui se ferment, sur les usagers. Des essaims de... vomis et ingurgités. Trois mètres cinquante deux théoriques avant qu'il ne soit happé à son tour. Jean s'avance, machinalement. Le pied sur le pas de la porte, l'alarme rugit la fermeture des portes. Mais l'homme saute sur le quai qu'il vient de quitter. Un morceau de chemise, retenu par l’engin, s'en va seul vers le poste de travail quotidien. Jean, encore tout étourdi par son instinct regarde son bonheur partir à vive allure. Il s’assoit sur un banc soigneusement découpé en trois parties égales par les ingénieurs de la sécurité, de la propreté. Il regarde passer la rame n°5 qui l'attend, un temps, régulièrement, et qui s'enfuie, frustrée, avec les minutes de retard négligemment jetées par l'homme préoccupé. Le temps légitime s'est écoulé, l'homme se met à penser. Il faudra voir un médecin pour se justifier et ne pas être licencié: corps HS, en maintenance.

 

 

Texte intégral en format pdf: Jean_des_villes

 

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Tout ce qui ne vous arrivera (peut-être) pas en voyage

UN CAMION NOMMÉ DÉSIR

 

Depuis trois heures ils attendaient qu’une âme bienveillante veuille bien les prendre. Ni les voitures flambants neuves aux vitres teintées ni les vieilles camionnettes vides ni les camions venus de toute l’Amérique du Sud n’avaient suffisamment confiance en, ou pitié de, Fabiola et Paul pour s’arrêter devant leurs pouces fatigués.

Les trois hommes maigres et édentés à côtés de la station-service avaient vu leur arrivée en compagnie d’Audrey et de David ainsi que le départ de ces derniers dans un camion trop petit pour les quatre. Les trois autochtones se réjouissaient de voir la nuit tomber sur ces deux égarés. Les jeunes mariés allaient sûrement devoir planter leur tente dans le désert qui entourait la station-service ; ce n’est pas le vieux téléphone hors service qui allait leur permettre d’appeler un taxi.

Le soleil tombé, les voyageurs se sentaient pris au piège. Ils regrettaient maintenant de s’être fait déposer au milieu de nulle part mais la chance qu’ils avaient eu auparavant leur avait fait oublier les aléas de l’autostop. Les trois hommes aux regards de charognard n’étaient plus que des silhouettes fantomatiques et leur longue immobilité donnait des sueurs froides. Les douces heures passées à rire et à fumer de la fin de l’après-midi semblaient bien loin maintenant. Ils s’embrassèrent de toutes leurs forces pour lutter contre le désespoir qui les prenait ; ils eurent l’impression qu’un éclat de rire leur était parvenu depuis la station.

 

Texte intégral en format pdf: Un_camion_nomm__desir

 

A L’OMBRE DES VERTS CANYONS

 

Après avoir traversé tout au long d’un chemin d’argile rouge et humide les champs de tabacs, de riz et de maïs durant une bonne heure, un couple de touristes descendit du bus qui bringuebalait maintenant en direction des montagnes tropicales.

Le vieil homme qui les avait précédé s’arrêta au milieu du pont de ciment gris pour converser avec un de ses amis pêcheur. Celui-ci sortait de l’eau claire et vive un poisson ruisselant lorsque les jeunes campeurs passèrent au niveau des gauchos locaux. Il les salua, leur souhaita la bienvenue et, tenant sa proie par la queue, éclata la tête de l’écailleux sur le pont, lui évitant ainsi une suffocation inutile et cruelle. L’oeil rond, immobile, regarda sans les voir Fabiola et Paul se diriger vers Praia Grande avant de s’éteindre pour l’éternité.

 

Texte intégral en format pdf: A_l_ombre_des_verts_canyons

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UN CAMION NOMMÉ DÉSIR

 

Depuis trois heures ils attendaient qu’une âme bienveillante veuille bien les prendre. Ni les voitures flambants neuves aux vitres teintées ni les vieilles camionnettes vides ni les camions venus de toute l’Amérique du Sud n’avaient suffisamment confiance en, ou pitié de, Fabiola et Paul pour s’arrêter devant leurs pouces fatigués.

Les trois hommes maigres et édentés à côtés de la station-service avaient vu leur arrivée en compagnie d’Audrey et de David ainsi que le départ de ces derniers dans un camion trop petit pour les quatre. Les trois autochtones se réjouissaient de voir la nuit tomber sur ces deux égarés. Les jeunes mariés allaient sûrement devoir planter leur tente dans le désert qui entourait la station-service ; ce n’est pas le vieux téléphone hors service qui allait leur permettre d’appeler un taxi.

Le soleil tombé, les voyageurs se sentaient pris au piège. Ils regrettaient maintenant de s’être fait déposer au milieu de nulle part mais la chance qu’ils avaient eu auparavant leur avait fait oublier les aléas de l’autostop. Les trois hommes aux regards de charognard n’étaient plus que des silhouettes fantomatiques et leur longue immobilité donnait des sueurs froides. Les douces heures passées à rire et à fumer de la fin de l’après-midi semblaient bien loin maintenant. Ils s’embrassèrent de toutes leurs forces pour lutter contre le désespoir qui les prenait ; ils eurent l’impression qu’un éclat de rire leur était parvenu depuis la station.

 

Texte intégral en format pdf: Un_camion_nomm__desir

 

A L’OMBRE DES VERTS CANYONS

 

Après avoir traversé tout au long d’un chemin d’argile rouge et humide les champs de tabacs, de riz et de maïs durant une bonne heure, un couple de touristes descendit du bus qui bringuebalait maintenant en direction des montagnes tropicales.

Le vieil homme qui les avait précédé s’arrêta au milieu du pont de ciment gris pour converser avec un de ses amis pêcheur. Celui-ci sortait de l’eau claire et vive un poisson ruisselant lorsque les jeunes campeurs passèrent au niveau des gauchos locaux. Il les salua, leur souhaita la bienvenue et, tenant sa proie par la queue, éclata la tête de l’écailleux sur le pont, lui évitant ainsi une suffocation inutile et cruelle. L’oeil rond, immobile, regarda sans les voir Fabiola et Paul se diriger vers Praia Grande avant de s’éteindre pour l’éternité.

 

Texte intégral en format pdf: A_l_ombre_des_verts_canyons

 

 

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L'homme qui fuit

PROLOGUE

 

 La porte de la maison 71 n’a pas le temps de se refermer. Contact. Acte 0. Le sourire du jeune homme s’éteint devant l’attitude de la jeune femme.

La vaisselle fuse au rythme des paroles, vite, trop vite:

Une cuillère à café; Enculé!

Une cuillère à soupe; Choucroute!

Une cuillère en bois; Face de rat!

 Suit une série de frizzbee:

Des soucoupes; Gros plein d’ soupe!

Des assiettes plates; Patates!

Des assiettes à dessert, Pervers!

Des assiettes creuses, Morveuses!

 Texte intégral en format pdf: L_home_qui_fuit

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Initiation

Premier texte à faire l'objet d'une publication sur ce blog, Initiation

 

 

 

Table des matières

Préface

Partie I: L'entrée à la Marge

Le Kidnapping

- Litanie n°17
- Analyse 1
- Point de vue: Choix? *


Partie II: Les révélations

La Mort

- Conte éducatif n°11
- Description 1
- Point de vue: La complainte du Masque

Le Pardon

- Prophétie n°8
- Analyse 2
- Point de vue: Et le Sage dit au Fauteur...

La Présentation

- Programme légendaire n°22
- Description 2
- Point de vue: Au dehors et au dedans... et vice-versa

Partie III: Les apprentissages

L'Expiation du désir de mort

- Proverbe d'expert n°51
- Analyse 3
- Point de vue: Un homme à suivre

L'Expiation du désir sexuel

- Cours de l'Ecole Supérieur n°69
- Tentative
- Point de vue: Rien à comprendre

Texte en format pdf: INITIATION_oeuvre_complète

 

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